Patricia Ferrara

Tentatives vagabondes. Promenade préparée. 
Avezan, le 24 mai.

Loin d’une pratique scénique spectaculaire ou évènementielle, je propose de faire l’expérience d’une rencontre singulière avec un site.

Les Tentatives vagabondes sont des promenades guidées d’un genre particulier. Elles prennent en compte la globalité d’un lieu. Par le regard, les spectateurs / marcheurs entrent progressivement dans la dimension sensible du paysage dans un aller-retour entre le détail et le global en reliant des éléments du paysage entre eux. Il faut tenter de bousculer les habitudes, pour voir d’une manière un tout petit peu nouvelle, dépaysante pour le regard…

Il est avant tout question de faire ressentir les particularités du lieu en privilégiant sa poétique et ses effets sur les promeneurs. Il s’agit d’une immersion, d’un cheminement qui (dé)place, (dé)construise, (dés)oriente le marcheur de manière ludique et modifie par là même la relation qu’il établit ordinairement à son environnement, à un site historique ou touristique.

Cette traversée d’un paysage est centrée sur tout ce qui est en mouvement, visible ou invisible et peut inclure le geste chorégraphique ou encore des éléments de botanique…

Les Tentatives vagabondes sont jalonnées de consignes simples données en direct. Elles sont accessibles à tous, sans distinction d’âge, aux petits marcheurs comme aux plus avertis. La distance à parcourir est modeste. Il importe plus de se livrer au jeu de la découverte, de l’échange et de l’expérience.

Ce projet a reçu l’aide à la création du Ministère de la Culture et de la communication / DRAC Midi-Pyrénées, du Conseil régional Midi-Pyrénées et de la Ville de Toulouse et le soutien de la Maison des arts Georges Pompidou de Cajarc.
La Promenade préparée d’Avezan est réalisée avec le concours de l’ADDA 32 et de Circuits, scène conventionnée pour les arts du cirque.

Conception : Patricia Ferrara avec Antonia Pons Capo.

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Oncle Strongle

La musique d’Oncle Strongle est un cocktail violemment épicé : un tiers de Bourbon Street, un tiers de Cotton Club, un tiers de St-James et une bonne rasade de Tabasco. Ce sextet (banjo, contrebasse, batterie, trompette, saxophones) distille depuis 2003 un répertoire mêlant des standards de la période la période 1920-1950 passé au filtre de quelques influences prédominantes (rock steady, yiddish, afrobeat, mambo…) avec des adaptations exotiques et rock’n’roll de titres de tous horizons (The Clash, Lalo Schiffrin…) et des compositions originales, le tout passé à la moulinette swing. Un groupe qui, tout en venant du jazz, se trouve de plain-pied dans les musiques actuelles.

www.onclestrongle.com

Patrick Degeorges

Les recherches de Patrick Desgeorges portent sur les enjeux socio-politiques de la protection de la bio-diversité et sur les démarches artistiques liées à ces enjeux. Professeur de philosophie, doctorant en politiques publiques et sociologie politique à Sciences Po Paris, Patrick Desgeorges est chargé de mission sur les grands prédateurs au Ministère de l’Écologie, du développement et de l’aménagement durable.

La géographe Sophie Caillon et le philosophe Patrick Degeorges explorent ces zones où les frontières entre culture et nature tendent à s’effacer.

Publications :
Le loup : “Affaire d’Etat” (cahiers du Proses, 2004),
À la rencontre des délaissés (avec Hélène Soulier, Musica Falsa
nº 18),
Les jardins subversifs de Liliana Motta (Musica Falsa nº 18),
Nature(s) unique(s), Liliana Motta, texte de Patrick Degeorges, Editions Musica Falsa, 2004.

Coauteur de Réflexion sur les enjeux socio-politiques de la protection de la biodiversité.

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Babeth Rambault

Babeth Rambault, artiste plasticienne, animera un atelier pour les jeunes du Foyer rural de Samatan. 

“Dans Collectivité, des saucisses glissées dans les rainures d'un radiateur tombent comme la pluie et remontent en suppositoire dans une logique grotesque. Il s’agit de captiver le regard dans la fixité des objets pour leur donner une vitesse avec la force de l’inertie. Dambiance explore le champ de la langue, celle des définitions et des malentendus. Des abat-jour posés sur les brûleurs d’une gazinière deviennent des lampes à gaz prometteuses d'une catastrophe imminente. La vidéo Divagation, est le road-movie d’un couteau papillonnant sans fin. Je lance une idée comme un couteau dans une direction aléatoire qui n’atteint pas de cible, qui ne blesse personne tout en faisant mal au trou du vide. Je conçois mon travail comme un journal de bord qui se nourrit d’une pensée distraite en naviguant entre plusieurs médiums (vidéo, sculpture, photographie, collage…) avec l’exigence de la sobriété et la tentation de la vacuité.  

Et puis il y a cette phrase de Serge Daney à propos de Playtime de Jacques Tati, dans laquelle, sans que je puisse mieux l'exprimer, j’ai le sentiment de pouvoir placer une part importante de mes intentions : “tout ce qui est entrepris, prévu, programmé, marche et, si comique il y a, c’est justement dans le fait que ça marche, que rien ne rate vraiment (…) bien que rien ne marche”.

Babeth Rambault

babeth.rambault.free.fr