Sandrine MarcFlux _La ville est une scène. La rue, un espace de co-présence. Apparition. Disparition des passants. Mes recherches traitent de la représentation de l’espace urbain, et de son appréhension par les hommes. Je m’intéresse aux déplacements, aux mouvements des corps et à leur interaction avec le décor, fascinée par l’aptitude de la photographie à figer le temps pour révéler l’invisible, par la part imaginaire qu’elle introduit dans les images.

Après avoir découpé, prélevé, m’être appropriée par la prise de vue des fragments “choisis à un instant déterminé, dans un continuum de potentialités”, je passe à l’étape suivante qui consiste à regarder, trier, jeter, nommer, archiver, assembler, articuler des images devenues isolées, dénuées de contexte. Les mettre en séquence est la condition pour les faire exister, les donner à voir.

Le Centre de photographie de Lectoure présente sept ensembles d’images réalisées entre 2004 et 2008. Différents formats, de la carte postale à l’affiche, ponctuent le parcours. Images fixes et images animées témoignent des variations de la distance entretenue au sujet et du processus d’élaboration du travail. Les images elliptiques donnent libre cours à l’imaginaire du spectateur.

Sandrine Marc

_On a ce sentiment que peu importent le lieu, la nationalité, la langue parlée, une ville est une ville, un homme est un homme. 

Sandrine Marc parcourt le globe et emprunte des images des pays. Ces lieux inconnus, pour elle comme pour nous, paraissent presque familiers sous son angle de vue. Il y a en effet des caractéristiques propres à toute ville : le bruit, le mouvement, le monde, le béton...

Retrouver ces éléments n’importe où peut être rassurant mais c’est un fait, tout ceci nous échappe, le ville est insaisissable.
Les mégalopoles sont habitées par des fantômes qui disparaissent en un battement de cils.
Ils apparaissent en flou sur les tirages.
Les photographies de Sandrine Marc ont été sélectionnées dans sa banque d’images pour leur atmosphère, leur impression. Mises bout à bout elles parlent d’elles-mêmes, se passent de mots.
Plus qu’une narration, ces photos nous livrent des sentiments, des impressions, une certaine intimité nous est dévoilée.
Il n’y a pas de fil conducteur. La mélancolie et la solitude font face à la plénitude et à l'innocence.

Des couleurs sombres et des escaliers sans fin évoquent le cauchemar tandis qu’un lever de soleil au petit matin semble onirique.
Les images sont ouvertes, le regard est omniscient, ce qui permet au spectateur d’avoir sa place.

Emmanuelle Guillard, 2008.

Lectoure, Centre de photographie.

Horaires d’ouverture de l’exposition : de 14 h à 18 h du mardi au dimanche et les jours fériés.
Plus d’infos : site de Sandrine Marc

Photographie : Sandrine Marc, série “Flux”, 2005.

Présentation
Porteurs du projet
Sylvaine Branellec
Anna Fayard et Germain Berdié
Catherine Gfeller
Sandrine Marc
Dialogues, promenades, lectures,
moments musicaux.

Programme, infos pratiques.