Le 25 avril, le vernissage des expositions sera suivi d’un pique-nique à Saint-Clar puis d’une balade autour de Monfort, avec des intermèdes musicaux par la fanfare colombienne La Tormenta. Un dîner sous la halle de Monfort, organisé par le comité des fêtes et le restaurant La Grignotière suivra l’inauguration officielle de Cheminements. Marc Augé, ethnologue et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, dialoguera avec les artistes et le public sur chaque lieu d’exposition.
Le 1er mai, les jeunes du Foyer rural de Samatan organiseront une promenade aux flambeaux sur les rives de la Save entre Samatan et Lombez. La Cellule, réseau de professionnels des arts de la rue, présentera A fuego lento, un spectacle de danse et de feu. Comme l’an dernier, les artistes amateurs seront invités à présenter leurs œuvres sur le parcours. Pour cette soirée, un covoiturage sera organisé depuis Monfort pour le public de Lomagne.
Le 9 mai, au Centre de photographie de Lectoure, le collectif 1group proposera des lectures évoquant le marcheur dans la cité ou la campagne à partir de l’exposition de Sandrine Marc.
Le 23 mai, Arbre et Paysage 32 et le CAUE Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) du Gers animeront une randonnée de découverte du patrimoine bâti et naturel sur le chemin de Saint-Jacques aux environs de Lectoure. Un pique-nique à midi au jardin de la Cerisaie sera suivi de la visite libre des expositions.
Cheminements est un dispositif mis en œuvre par le Centre de photographie de Lectoure pour sensibiliser la population environnante à la photographie et à l’art contemporain, promouvoir et soutenir la création artistique. Plus spécifiquement, Cheminements a pour objectifs d’irriguer culturellement le territoire du Pays et de permettre à différentes catégories de publics de se rencontrer en participant à une même manifestation.
Enfin, il est le fruit du travail collectif d’acteurs locaux de plus en plus nombreux à qui il donne l’occasion de se connaître et d’œuvrer ensemble. Cette dimension collective est dynamisante et structurante pour une animation culturelle durable du Pays Portes de Gascogne.
Sur le thème Où vont les pas ?, Cheminements 2009 propose un parcours de cinq expositions :
_à Monfort, la vidéo Directional Piece de Catherine Gfeller livrera la paisible chapelle Saint-Blaise, perdue dans la campagne, à la cohue des trottoirs de New York, tandis qu’une maison du village accueillera trois blocs d’images photographiques - Passants, Magasins, Noces - de Sylvaine Branellec.
_présentée pour la première fois en vraie grandeur, l’installation vidéo Les Frayeuses de Catherine Gfeller déploiera ses six écrans dans la Vieille église de Saint-Clar : “Des femmes marchent en boucle sur le sable, dans la forêt, dans les villes (…). L’équilibre est à trouver entre la respiration, le débit de la parole, l’allure des pas et l’attache de l’ombre.”
_au Centre de photographie de Lectoure, Sandrine Marc réunira sur le thème Où vont les pas ? des vidéos et des ensembles de photos issues de différentes séries. Les déplacements, les flux, les mouvements des corps et leur interaction avec l’espace urbain forment la matière de l’œuvre de Sandrine Marc. Au rez-de-chaussée sera projetée la vidéo Anacrouse d’Anna Fayard, chorégraphe, et Germain Berdié, plasticien. Anacrouse met en scène un danseur qui révèle un espace par le temps qu’il donne à sa traversée.
Au-delà de la thématique commune Où vont les pas ?, ces artistes sont liés par une démarche commune qui consiste, au-delà des images qu’ils produisent sur les rapports à l’espace des marcheurs et des passants, à concevoir l’exposition comme un espace construit pour le spectateur. De telles démarches impliquent pour les artistes un rapport novateur aux images qu’ils font, qui ne sont plus l’aboutissement mais le matériau de leurs œuvres. Ils les assemblent et les recyclent, les manipulent, associant naturellement tirages sur papier et projection, photo et vidéo, passant de l’une à l’autre, transformant des images fixes en images animées et réciproquement. Ce rapport à l’image est en lui-même annonciateur de nouvelles formes artistiques. En rupture avec celui qu’entretiennent actuellement la plupart des artistes à leurs productions photo ou vidéo, il donne toute sa fécondité au concept “d’image moderne” défini par Alain Fleischer.