“En déplaçant des animaux dans un paysage autre que le leur, je soulève la contradiction entre l’idée romantique de la nature et la réalité du monde actuel submergé d’informations et de technologie. Mon travail tente de cerner ce malaise né de l’impuissance de l’éthique face aux bouleversements technologiques. J’oppose mes mutations fictionnelles, moins dangereuses et, j’espère, plus poétiques.”

De ces tableaux émane paradoxalement une ambiance paradisiaque. Le mot paradis vient du persan par le grec paradeisos, qui signifie “parc clos où se trouvent des animaux sauvages”.

“Le jardin d’Eden et la notion du Paradis perdu m’ont toujours fascinée. J’ai réalisé quelques travaux sur ce sujet, dont l’installation I like to think so, (J’aimerais bien y croire). Un nouvel Eden, une transgression amusée et revisitée à partir des signes induits de nos mutations contemporaines. Puis je me suis dirigée vers des faux-semblants de Paradis faits main, où j’ai utilisé des animaux en plastique que j’ai découpés, ré-assemblés et photographiés.

Paradis d’enfer

Née à Brest en 1969, Isabelle Souriment vit à Lamothe-Goas (Gers).
+ d’infos : site de l’artiste.
En partenariat avec la médiathèque de Lourdes. Avec le concours du laboratoire Photon, Toulouse. Isabelle Souriment a bénéficié d'une bourse individuelle à la création de la DRAC Midi-Pyrénées.
Remerciements à Pascal Bazin, Emma Dubois, Yvette Guengant, Karine Mathieu et Jorgen Christensen de la Symbiose de Kalundborg.
Photographie : Isabelle Souriment, Gorilles-Moncrabeau, 2007 / 08.


Sur le thème du safari photographique d’animaux imaginaires, du 3 au 7 août, Isabelle Souriment anime un stage pour
les 7-16 ans.

Isabelle Souriment

Une fantaisie d’apprenti généticien donne naissance à ce nouveau bestiaire. Entre réalité et fiction, entre maquette et réalité, entre faux-semblant et vrai-semblable, j’entre en jeu avec ce qui m’entoure. Je crée une vision d’un monde hybride, fabriqué et inspiré par une notion allégorique du Paradis, créé par la main de l’Homme.

Isabelle Souriment

Recourir à la photographie pour donner corps à l’imaginaire est un point commun entre le groupe Odessa et Isabelle Souriment. Les uns ont le talent de révéler par de simples prises de vue la part d’imaginaire qui accompagne toute réalité tandis que les montages numériques d’Isabelle Souriment anticipent le devenir possible du monde actuel.