
Dans la maison en chantier, l’artiste trouble les repères en transformant les fenêtres de la façade en fictions architecturales.

Des gélatines (filtres colorés pour les projecteurs de théâtre) flottent à la surface d’une piscine. Ici, le projecteur est le soleil et l’ombre de la gélatine, au fond de la piscine, miroite plus que son origine. L’une et l’autre, comme deux sœurs, semblent inséparables : monde d’en bas et monde d’en haut, image projetée et matière, palpable et impalpable.
Une photographie sortie de la rivière, tel un tirage sorti du bac de révélateur, et une gélatine bleue révèlent le décor bucolique.

Les Bacchanales d’Alix Delmas figurent une insaisissable et silencieuse ronde nocturne à la lumière rasante des phares d’une voiture. Des jambes nues de géants évoluent dans un Far West imaginaire, sculpté, miniaturisé et posé sur l’herbe grasse. Comme quatre saisons, ces quatre photographies forment une variation chromatique, passant de la saturation des couleurs à l’état proche du noir et blanc.
Des projecteurs colorés fixés sur le capot d’une voiture morcellent le paysage nocturne qui défile. Ce road-movie pop auvergnat nous entraîne dans un voyage psychédélique.
Dans cette vidéo inspirée du cinéma muet, des ouvriers creusent un trou en pleine forêt. Mais que creusent-ils ? Une tombe, les fondations d’une maison… ?
Cette photographie est inspirée des gargouilles de la cathédrale de Reims qui, depuis l’incendie de 1914, sont affublées d’une langue de plomb fondu.